Un avion pensé pour des guerres offensives, pas pour la défense suisse
Le F-35 est un avion conçu par les États-Unis pour :
- des frappes en profondeur
- des guerres de projection
- des opérations intégrées à l’OTAN
- des conflits de haute intensité à l’étranger
Une dépendance technologique totale aux États-Unis
Le F-35 n’est pas un avion que la Suisse “possède”. C’est un système :
- maintenance contrôlée par Lockheed Martin
- pièces, logiciels, mises à jour contrôlés depuis les USA
- données de vol envoyées vers les serveurs américains (système ALIS/ODIN)
- impossibilité d’utiliser l’avion sans l’accord technique américain
Un coût réel gigantesque et sous-estimé
Le prix d’achat (≈6 milliards) est trompeur. Le vrai coût est sur 30–40 ans :
- maintenance extrêmement chère
- heure de vol parmi les plus coûteuses au monde
- dépendance au constructeur
- infrastructures spécifiques
- mises à jour permanentes obligatoires
Une militarisation inutile dans le contexte géopolitique suisse
Qui menace militairement la Suisse ? Aucun pays voisin.
Aucun conflit régional. Les vrais enjeux sécuritaires actuels :
Aucun conflit régional. Les vrais enjeux sécuritaires actuels :
- climat
- énergie
- cyberattaques
- protection civile
- résilience sociale
Un signal politique contraire à la neutralité
Acheter l’avion emblématique de l’armée américaine, c’est :
- s’inscrire dans l’écosystème militaire US
- s’aligner de facto sur une alliance militaire
- envoyer un signal politique très clair
Un avion notoirement problématique
Le F-35 cumule depuis 20 ans :
- retards
- défauts techniques
- surcoûts massifs
- problèmes de disponibilité
- critiques des cours des comptes de plusieurs pays
Ce que cet argent pourrait réellement financer
6 à 20 milliards sur la durée, c’est :
- protection civile renforcée
- transition énergétique
- cybersécurité
- hôpitaux
- transports publics
- coopération internationale pour la paix
L’argument clé qui parle à tout le monde
Le F-35 est un avion parfait… pour une guerre que la Suisse ne fera jamais, avec une doctrine qu’elle n’a pas, pour un prix qu’elle ne peut pas se permettre, au prix de sa souveraineté.
Conclusion simple
Refuser le F-35, ce n’est pas être naïf. C’est dire :
- oui à la défense du territoire
- oui à la souveraineté
- oui à la neutralité
- non à la logique de guerre et de dépendance